PROSI 

 

 

 

 

Né à Metz en 1936, Henri PROSI s'inscrit à l'âge de 14 ans à l'Ecole des Arts Appliqués. Il suit ensuite des cours d'Art Mural aux Beaux-Arts de Nancy. En 1957, il s'inscrit à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris.

 

- En 1964, sa sélection au Prix Lefranc, avec Arroyo, Lévêque, Parmentier et Parré, lui vaut sa première exposition personnelle à la Galerie Lefranc.

 

"La peinture de PROSI manifeste essentiellement une liberté poétique s'exerçant au travers d'une rigueur picturale déjà remarquable: des imbrications et des jeux de plans colorés bien définis mais extrêmement sensibles dans leur passage créant un espace riche de suggestions purement formelles ou parfaitement lisibles..."

(Michel Troche, Les Lettres Françaises, mars 1964)

 

- En 1965, Roger Chastel l'invite au Salon des Réalités Nouvelles (parmi les nouveaux exposants: Ayme, Honegger, Buren, Rouan...).

 

- En 1966, il participe à IMPACT - 30 peintres au musée de Céret - manifestation organisée par Viallat. Parmi les exposants: Arman, Ben, Buren, Buraglio, Malaval, Toroni...

 

- De 1967 à 1973, Henri PROSI participe à une série d'expositions en province: Perspectives Nouvelles, Antibes (1967) - 100 artistes dans la ville, Montpellier (1970) - Vision, Perpignan (1971) - 70 peintres à l'ENSEEHT, Toulouse (1972) - Signal, Grasse (1973). "La province bouge", titre la Revue Art Vivant, en octobre 1972.

 

Au cours de toutes ces années son travail s'est progressivement radicalisé :

"A partir de schèmes géométriques impersonnels, rectangles allongés, carrés divisés, répétés dans des situations différentes, idéogrammes de la réalité quotidienne facilement déchiffrables, contrastes et contours nets, peints en aplats uniformément."

(Réponses à J. Lepage pour la revue OPUS N° 51, juin 1974)

 

- Depuis 1975, l'œuvre d'Henri Prosi a été présentée dans de nombreuses expositions personnelles et collectives, tant en France qu'à l'étranger.

- En 1988, il est nommé membre du Comité des Réalités Nouvelles pour l'organisation de la Section Art Construit que J. Leppien avait assurée jusque là.

- En 1989, la Galerie Convergence de Paris le présente pour la première fois avec une exposition personnelle.

 

"Prosi élabore une véritable poétique des angles, une poétique du flottement, produisant une instabilité énergétique (droites, obliques et couleurs primaires). Un art du geste géométrique...

(M. Giroud, Kanal 1990)

 

- En 1990, c'est au tour de la Galerie Convergence de Nantes de lui organiser une exposition personnelle.

 

"Après des recherches menées sur le fractionnement des espaces, la série et la combinatoire, puis la périphérie, la bordure et le cadre, Henri PROSI s'est attaché aux formes angulaires et aux lignes brisées. Toujours rigoureusement géométrique, son oeuvre semble une exploration des possibilités de la peinture à partir de ses plus simples composants."

(J.P. Chambon 1990)

 

"Henri PROSI joue de la droite. (...) Au regard des limites qu'il s'est imposé à lui-même, il libère son impulsion par la diversité des mouvements, la rupture brusque et inattendue de l'horizontale, le décalage subtil des surfaces, la décomposition des espaces..."

(C. Dorval, Profils, février 1992)

 

- En 1993, la Galerie Convergence lui consacre une deuxième exposition personnelle et depuis lors a montré ses œuvres dans de nombreuses expositions collectives.

 

" La rigueur mathématique peut rimer avec esthétique donc être synonyme de dialogue sensible et avoir une autre valeur que celle de servir le purement décoratif. Depuis les Grecs de l'Antiquité qui classaient l'art des sons dans celui des sciences jusqu'au rationalisme de Boulez, chacun admet que la musique a recherché l'harmonie à travers des combinaisons ayant rapport avec le calcul, les proportions. Et la mise en œuvre architecturale picturale du fameux " nombre d'or " n'est rien d'autre qu'un travail à partir de chiffres.

Dés lors, il convient de regarder des compositions comme celles d'Henri Prosi avec une attention en quête de tout ce qui permet l'équilibre ou, au contraire, de ce qui provoque la tension. (…)

Des rectangles combinent leurs masses, font alterner leurs rythmes. Ils sont traités en aplat, lisses, unis. Ils s'agencent en multiples les uns des autres, faussement rigides. Ils scandent l'espace.

Et leur présence suppose de prendre, face à eux, le temps de la méditation.(…) "

 

Michel Voiturier (1997)

 

 

" Depuis le début des années 70, mon travail consiste essentiellement à peindre sur la surface de mes tableaux des lignes, des bandes, des carrés ou des rectangles.

J'utilise ces formes simples pour leurs prodigieuses possibilités d'associations, de combinaisons et pour la qualité de leurs relations.

Neutres et impersonnels ces signes conviennent mieux à un travail qui refuse la représentation anecdotique, l'évocation psychologique, la gesticulation.

 

Henri Prosi (1998)